Posté le 05.03.2008 par tpesixties
FAGES Camille,
BRUNEL Delphine,
PELTIER Louise,
MILBRANDT Yohan
et MARTIN Simon, en classe de 1°ES 3,
Vous présente leur TPE consacré à la jeunesse des années 60, en répondant à la problématique suivante;
"COMMENT ET POURQUOI S'AFFIRME LA JEUNESSE A LA FIN DES ANNEES 60?"
En France, aux Etats-Unis ou ailleurs...
Vous y trouverez toutes les expilcations, les photos (ou images) et les musiques concernant cette époque.
Bonne visite!
Posté le 05.03.2008 par tpesixties
Pour que vous ayez plus de facilité à vous repérer sur ce blog, nous vous avons mis, sur le côté gauche de votre écran, le plan de notre TPE, [dans la partie appelée "rubriques"] vous n'avez plus qu'à cliquer sur la première partie, puis sur la deuxième, etc… Il faut que vous procédiez comme ca dès maintenant, car les articles qui suivent, ne sont pas à leurs places. C'est très simple en passant par la partie rubrique, il vous faut juste suivre les I, II, III, IV.
Merci.
Posté le 05.03.2008 par tpesixties
Après le Baby-boom de l’après-guerre, c’est-à dire à partir des années 1945, mais surtout dans les années 1960 on voit apparaître un bouleversement de plus en plus présent dans les mentalités aux Etats-unis ; chez les jeunes on assiste à un rejet du conformisme en vigueur a l’époque, ainsi que des lois anciennes jugées trop strictes, trop sévères et a une réaction violente de la jeunesse face aux limites imposées par la société. Il y a un refus total du modèle parental et de cette idée de reproduire la vie dite « parfaite » léguée par les générations précédentes. Les jeunes n’acceptent plus la société de consommation « bien-pensante » de leurs parents, et toute forme de prohibition exagérée. Tous ensemble, ils veulent faire bouger les choses.
Il y a une volonté chez les étudiants, comme chez tous les jeunes, de concevoir une société nouvelle, plus libre sur tous les points de vues. L’amour, le sexe sans tabous, la paix, etc., furent des sujets qui poussèrent les jeunes à envisager un monde nouveau. L’émancipation de la femme en est alors à ces balbutiements et la lutte pour les droits des noirs se fait de plus en plus active. Il y a une remise en question de la part de la nouvelle génération en totale rupture avec l’ancienne façon de voir les choses. Parents et enfants s’opposent. L’Amérique « bien-pensante » vis dans les souvenirs douloureux de la guerre et voit s'édifier sous ces yeux ce qui sera un formidable mouvement en faveur de la paix, de l’égalité, de l’amour et de la tolérance.
L’écart se creuse de plus en plus face aux réactions des jeunes vis-à-vis notamment de la guerre au Viêt-Nam. Des manifestations, des émeutes ou des rassemblements vont souder la jeunesse contre leur société matérialiste et capitaliste. On voit s’établir une contre-culture avec par exemple, l’apparition des Hippies, du Rock’n’roll, de la musique engagée, la consommation de drogues tels le LSD, le haschich, etc., l’expansion de la liberté sexuelle, les premiers mouvements féministes, etc. Il y a une réelle volonté de rupture avec le mode de vie traditionnel de leurs parents, une envie de changement, d’évolution.
« Rencontrer quelqu’un et coucher avec, sa veut dire quelque chose, mais pas autant qu’avant. » Janis Joplin, Septembre 1969.
Posté le 05.03.2008 par tpesixties
a)
Les principes hippies
La "religion" hippie
La célèbre expression "Peace and Love", c'est à dire "Paix et Amour", signifie en d'autres termes: "Faites l'amour, pas la guerre!". Elle devint l’emblème des hippies américains afin de choquer les puritains. Finie la pudeur, bonjour le plaisir!
Un autre signe de paix et de reconnaissance entre hippies est le V formé avec les doigts, repris par les partisans de McCarthy, candidat démocrate aux élections présidentielles dans les années soixante.
Ce pacifisme se retrouve également dans l'autre expression "Flower Power", c'est à dire "le Pouvoir de la Fleur". Effectivement, lorsqu'un hippie offrait une fleur à quelqu'un, cela symbolisait l'amour de son prochain, de la nature et de la paix. C'était en fait une sorte d'idéologie qui prônait l'utilisation des drogues douces permettant de "planer" (= atteindre un état de douce euphorie), l'enseignement de la philosophie orientale et une remise en question des valeurs matérialistes de la société occidentale.
Le retour à la nature
Les hippies aimaient pratiquer le retour à la nature en s'occupant d'un jardin et d'animaux, souvent de moutons. C’était une de leurs idées principales. Ceux qui parmi eux poussèrent cette idéologie à l'extrême allèrent vivre en Grèce, en Turquie, en Inde, au Maroc, ou simplement dans des endroits retirés de France, afin de se consacrer à la nature. D'autres préférèrent partir dans les pays nordiques, tels que la Suède, le Danemark ou la Hollande, où la liberté sexuelle et la tolérance des styles de vie leur convenaient mieux. D'ailleurs, Amsterdam, était une ville très appréciée par les hippies, surtout par sa convivialité et sa lutte antipollution (les gens ne s'y déplacent presque qu'en vélo).
La vie communautaire
Ce fut à l'époque des hippies que prit naissance le temps de l'utopie communautaire, qui débuta d'abord dans les années soixante aux États-Unis. Les jeunes Français, eux, dès le début des années soixante, aimaient se rassembler, surtout en été, afin de vivre en commun une vie différente de celle qui leur était proposée par la société dont ils étaient issus. Ils voulaient montrer qu'il était possible de vivre autrement, de manière indépendante mais solidaire, tout en côtoyant des gens ayant les mêmes idées qu'eux. Parfois, ils habitaient plus ou moins illégalement dans des squats (maisons abandonnées), et vivaient avec le minimum vital, puisqu’ils affirmaient que c’est la société qui crée les besoins secondaires.
Ces communautés étaient d'ailleurs assez mal vues par les "vieux" de l'époque, qui y voyaient un monde d'obscénité et de dégradation des mœurs; elles étaient même recherchées par la police. Mais la plupart du temps, les communautés hippies désertaient la ville à cause de la police, de la pollution et du capitalisme, pour aller se réfugier à la campagne ou à la montagne. Les principales régions de France qui abritèrent des communautés hippies furent surtout le Larzac, l'Ardèche, les Cévennes, le Gard, la Haute Ariège, et quelques autres vallées alpestres...
Pourtant, ces communautés ne duraient jamais plus de quelques années, car en fin de compte, elles se révélaient être un échec. Elles devenaient invivables, soit parce que les habitants n’arrivaient plus à s’entendre entre eux, soit parce qu’ils se rendaient compte qu’ils avaient besoin de plus d’indépendance et d’individualité et que leur promiscuité leur pesait trop lourd. C’est pour cela que beaucoup de communautés se séparèrent, se rendant compte que leur expérience était effectivement utopique.
Un comportement plus libre
En ce qui concerne les hippies, la libération des mœurs se fit ressentir principalement sur le plan culturel. Par exemple, ceux-ci se mirent à privilégier les voyages, surtout en Inde, afin de découvrir et connaître d'autres sociétés ou cultures alternatives. Sur le plan musical, ils organisèrent des festivals où les jeunes venaient "s'éclater", c’est-à-dire prendre de la drogue et flirter tout en écoutant de la bonne musique. C’est ce qu’ils appelaient une ambiance psychédélique.
La libéralisation sexuelle est aussi caractéristique de cette époque où les jeunes expérimentaient l’amour libre. Ce comportement en rupture avec les mœurs inculqués par les parents ont très souvent choqués.
" L’exil " dans les pays orientaux
Chez les hippies, il était d’usage de fuir la société capitaliste française en allant découvrir une culture différente dans les pays pauvres et à très ancienne culture d’Asie, comme l’Inde, le Népal ou le Pakistan, afin de se ressourcer et d’aller à la recherche de la vérité.
Un habillement caractéristique
Les hippies s'habillaient de façon très originale et presque choquante pour les gens de l'époque: pantalons "pattes d'éléphant", tuniques ou djellabas indiennes, gilets afghans, "moumoutes" brodées, petites lunettes rondes, habits à motifs très colorés et souvent fleuris, bandeaux dans les cheveux, sandales, longs colliers et bracelets de perles, bagues voyantes, badges fantaisie, etc... Les filles et les garçons s'habillaient volontiers de la même façon, afin de gommer les habitudes sexistes de la société. Par contre, les garçons se laissaient souvent pousser la barbe. Les "patt' d'eph'" ont en fait été lancées par les hippies californiens, qui achetaient leurs pantalons au rabais dans les surplus de l'US Army. Que ce fut du jean délavé ou du velours, la "mode" hippie était aux pantalons tailles basses, évasés au bas des jambes, décousus et élargis avec n'importe quel tissu dépareillé.
Bref, le style excentrique des hippies, sans être pour autant stéréotypé, était surtout fait pour être reconnu de loin! Mais pourquoi adoptaient-ils un tel look? Était-ce par anticonformisme, pour provoquer les bourgeois et ne surtout pas leur ressembler? Certainement, mais aussi pour la simple raison qu'ils aimaient cela: les frusques et les "déguisements" étaient pour eux un plaisir ; ils les trouvaient beaux… Et, comme c'est encore le cas pour la plupart des jeunes d'aujourd'hui, l'on s'habille d'un certain style pour appartenir à un certain genre de personnes, pour faire partie d'une catégorie de gens bien différenciée. Une chose est sûre, c'est que leur habillement faisait entièrement partie de leur culture orientale. C'est pourquoi ils affectionnaient tout particulièrement les vêtements de style indien, les parfums au patchouli et l'encens. En fait, on ne peut pas vraiment parler de mode chez les hippies, car ceux-ci mettaient ce qu'ils voulaient et ne dépensaient que très peu d'argent en habits (choses matérielles), qu’ils achetaient souvent en "2ème main".
L'usage de drogues
Les principales drogues consommées par les hippies étaient la marijuana et le haschich (drogues dites douces), ainsi que le LSD, la mescaline et autres acides hallucinogènes (drogues dites dures). Leur but était de méditer à travers ces paradis artificiels, d’élargir leur conscience, de "sortir de son corps" comme les chamans indiens. Ces drogues faisaient partie de leur culture et de leurs habitudes hebdomadaires. Mais attention, il ne faut pas forcément toujours associer la drogue aux hippies, car il existait aussi beaucoup de hippies qui ne se droguaient jamais ou très rarement.
La marijuana, ou cannabis, est un psychotrope naturel tiré d'une plante contenant du THC (tétrahydrocannabinol). Elle peut se fumer sous forme d'herbe, de résine (haschich ou shit) ou d'huile, ou se mélanger à la nourriture. Le plus souvent, les hippies la fumaient en cigarettes appelées joints, ou à l'aide de chillums, sortes de petites pipes en bois servant à aspirer plus de bouffées de fumée à la fois. Ses effets peuvent être très différents et dépendent souvent de l'état d'esprit du consommateur.
Le LSD (diéthylamide de l'acide lysergique) est un psychédélique hallucinogène qui provient d'un champignon appelé ergot, qui s’attaque le plus souvent au seigle. Synthétisé sous forme de petite pastille à avaler, cet acide permet de "voyager" (ou triper) pendant environ dix heures. Les hippies appréciaient cette drogue, que l'on ne trouvait qu'au marché noir, car elle les faisait "planer" et oublier les aspects négatifs de la vie.
b)
L'art
Dans les années 60', un mouvement de la contre-culture, le psychédélisme, avait pour but de recréer, de façon éveillée et consciente, les sensations distordues produites lors d'injections (ou ingestions) de drogues tels que le LSD. Ce mouvement et ses créations se basent donc surtout sur des effets sonores.
Bien que souvent associé au mouvement hippie, le psychédélisme fut en fait à cette époque plus répandu, allant jusqu'en Europe, mais aussi au Japon et même au Brésil !
C'est en 1966, lorsque l'usage de LSD (recommandé par le psychologue Thimothy et pas le chimiste Augustus Owsley Stanley) se répand dans la population jeune, plus apte à de nouvelles découvertes que leurs prédécesseurs, que le mouvement apparaît comme tel, malgré l'interdiction en 1965 de la consommation de LSD (et en 1966 en Angleterre).
Un des principaux problèmes du mouvement psychédélique fût le LSD, qui causa la mort de nombreux adeptes, dont Syd Barrett du groupe Pink Floyd.
LES APPORTS CULTURELS DES HIPPIES
En ce qui concerne les hippies, la libération des mœurs se fit ressentir principalement sur le plan culturel. Par exemple, ceux-ci se mirent à privilégier les voyages, surtout en Inde, afin de découvrir et connaître d'autres sociétés ou cultures alternatives. Sur le plan musical, ils organisèrent des festivals où les jeunes venaient "s'éclater" , c’est-à-dire prendre de la drogue et flirter tout en écoutant de la bonne musique. C’est ce qu’ils appelaient une ambiance psychédélique.
LA MUSIQUE HIPPIE
La musique hippie, à la maniere d’autres domaines artistiques, reflète, malgré des influences blues et rythme and blues, la volonté d’échapper aux schémas traditionnels pratiqués depuis les années 50 environ dans le rock et d’interpréter une musique plus «libre», autant dans la forme (morceaux plus longs, instrumentaux, part plus importante accordée à l’improvisation) que sur le fond, à savoir les thèmes abordés dans les textes, souvent utopiques, mais également socialement et politiquement engagés, voire militants. La musique hippie, souvent assimilée à la musique dite «psychédélique», s’est par ailleurs ouverte à d’autres musiques (indienne, africaine, etc.) et d’autres instruments, témoignant par là, d’une volonté d’expérimenter, d’innover et d’échapper à toute contrainte.
Parmi les figures les plus marquantes et influentes de la musique hippie figurent Crosby, Stills, Nash (& Young), Donovan, The Grateful Dead, Janis Joplin ou encore Frank Zappa. L’été 1967 (couramment appelé Summer of Love, ou «été de l’amour») constitue par ailleurs l’apogée de cette tendance, puisque des artistes ont publié cette année-là leur premier album (pour la plupart le plus réussi) ou leur œuvre la plus psychédélique: les Beatles (Sergeant Pepper’s Lonely Hearts Club Band), les Rolling Stones (Their Satanic Majestic Request), The Jimi Hendrix Experience, Jefferson Airplane, Cream (Disraeli Gears), Pink Floyd (Piper at the Gates of Dawn) ou encore The Doors et leur album éponyme. Ces formations se sont par ailleurs retrouvées à plusieurs reprises sur une même scène, lors des grands festivals de rock —Monterrey en 1967, Woodstock en 1969 et l’île de Wight en 1970, surtout fréquentés par des hippies.
Le mouvement hippie, parallèlement à une musique innovante libérée du «carcan» dans lequel elle se trouvait depuis la naissance du rock and roll, se caractérise en outre par un code vestimentaire dont les règles et principes tiennent en quelques mots: anticonformisme et contestation. Ces attitudes se sont souvent accompagnées de consommation de drogues, censées favoriser l’inspiration, tant littéraire que musicale, et atténuer l’agression du monde extérieur, mais dont les victimes parmi les musiciens de rock sont nombreuses —Syd Barrett, Jim Morrison, Janis Joplin, Jimi Hendrix.
LA LITTERATURE HIPPIE
Les hippies sont également appelés beatniks, en référence à la beat generation, aux sources de laquelle se profilent des écrivains «rebelles» tels que Rimbaud, des surréalistes ou des écrivains «réalistes» préconisant notamment un retour à la nature (comme Walt Whitman). À l’instar de la musique rock, les écrits non conventionnels, contestataires et provocateurs de Jack Kerouac, Allen Ginsberg ou William Burroughs, mais également les bandes dessinées de Robert Crumb, ont nourri la pensée et l’imaginaire américains de la fin des années1960 et considérablement influencé les générations suivantes. Dans son roman intitulé Acid test , l'écrivain Tom Wolfe raconte l'aventure de Ken kesey et les "merry pranksters" sillonnant l'Amérique en bus et qui croise des personnalités de l'époque hippie comme Timothy Leary ou le groupe Grateful Dead.
LE CINEMA HIPPIE
Easy Rider, More (réalisé par Barbet Schroeder en 1969 et dont la bande originale est interprétée par Pink Floyd) ou encore Blow Up symbolisent parfaitement l’esthétique psychédélique (expérimentations formelles, voyages «initiatiques» aux limites de la rationalité et de l’excès, révolte, etc.) et le discours contestataire et très critique à l’égard de la société occidentale véhiculé par le mouvement hippie.
Pouvant apparaître de plusieurs façons, le psychédélisme peut se présenter sous la forme de musique de films (The Yellow Submarine pour le cinéma d'animation) ou lors de certaines scènes plus ou moins clairement. L'exemple le plus flagrant est sans doute le passage de 2001, l'Odyssée de l'espace, lorsque les personnages, vers la fin du film, sont pris d'hallucinations avant d'arriver sur la planète étrangère. La culture hippie est aussi présente dans le cinéma (Psych Out), souvent de facon musicale. Le psychédélisme est encore présent dans la culture cinématographique en tant que contre-culture.
ARTS GRAPHIQUES
Le psychédélisme est présent dans la bande dessinée, les affiches et, évidemment, les pochettes de disques. Pour la bande dessinée, plus au niveau du dessin et du style graphique que dans le scénario, l'art psychédélique est représenté par des formes et couleurs proches des "trips" hallucinatoires. C'est dans les affiches de concerts rock que les artistes ont pu le plus s'exprimer, influencé par l'art nouveau, tout comme dans les pochettes de disques.
LE PSYCHEDELISME
En d'autres termes, le psychédélisme s'apparente à une tentative d'élévation au-dessus du réel, pour aboutir à un degré supérieur de conscience.
C'est là que certaines drogues interviennent : le LSD, la Mescaline, plus quelques acides et champignons... Hallucinogènes, elles deviennent « psychédéliques » par leur capacité à « ouvrir les portes de la perception » pour citer une célèbre formule d'Aldous Huxley. Reprenant une antique fonction de la drogue, que beaucoup de rites magiques semblent avoir employé, les théoriciens du psychédélisme ont fait d'elle un instrument « mystique », au sens strict : le moyen de découvrir quelque chose de caché.
Pris dans un phénomène historique curieux : le mouvement hippie, le phénomène psychédélique a donc consisté en un engouement pour les drogues hallucinogènes, combiné à une fascination pour les mystiques orientales (bouddhisme, hindouisme et multiples dérivés sectaires de ces deux religions) et certaines idées de la gauche révolutionnaire. Dans une société excédée par la Guerre Froide et les archaïsmes moraux, la jeunesse américaine - bientôt suivie par les Européens - voulut réécrire les règles du monde. Et tout ce qui pouvait être transgressif, ou amener à une vision différente des choses, était bon.
Bien qu’à la fin des années 60, on ne pu remarquer d’immense changement dans le monde, le psychédélisme à laissé des traces : quelques grands films (« Blow-Up » d'Antonioni ou « 2001 » de Kubrick), des bons livres et une contribution majeure à l'histoire du rock, dont on peut encore ressentir les secousses. L'acid-rock (ou rock psychédélique) correspond exactement au moment où les choses ont basculé, où le vieux rock'n roll a définitivement passé l'arme à gauche pour renaître, changé en ce caméléon électrique que nous connaissons aujourd'hui.
Difficile de caractériser l'esthétique psychédélique... Pour toutes les raisons déjà évoquées, elle est avant tout affaire d'idées. Visuellement, elle s'est souvent caractérisée par un usage excessif des lumières vives et des couleurs, destiné à hypnotiser le regard. Musicalement, le rock psychédélique se doit d'être planant, d'accompagner au mieux l'auditeur dans un trip. Ce qui passe par un certain nombre de stratégies (transes répétitives, dissonances, effets électroniques, etc.)
Posté le 05.03.2008 par tpesixties
1)
Les différentes contestions aux Etats-Unis
Il est extrêmement difficile de dresser un tableau de la contestation aux Etats-Unis dans la mesure ou elle revêt toutes les formes possibles, et où des refus de nature fort différente convergent.
C’est la contestation d’une société raciste et inégalitaire que n’a pas pu réformer réellement Johnson, qui pousse les Noirs des ghettos à la révolte après l’assassinat de Martin Luther King, leur espoir d’une action possible par la non-violence s’effondre, reste alors la tentation de la violence qui séduit un certain nombre de jeunes noirs américains : black muslims, blackpanthers.
À cette violence on peut ajouter les revendications nouvelles des Indiens et des Latinos qui réclament eux aussi que leurs droits soient respectés.
Parallèlement 1968 voit se populariser les thèses des féministes américaines actives dès 1963, elles réclament la reconnaissance du droit à l’avortement et à la contraception. C’est dans ce contexte d’affirmation des particularismes que s’inscrit le mouvement de contestation de la société par les étudiants américains ; Parti du campus de Berkeley vers 1964, inscrit dans un refus de la conscription et des violences au Viêt-nam, ce mouvement touche en 1968 la quasi-totalité des campus américains.
Ce mouvement, difficile à analyser, prend ses racines chez les enfants du baby boom, qui accèdent tout juste à l’âge adulte, cette génération n’a connu que la croissance, elle a, contrairement à ses parents, été extrêmement gâtée, a été élevée dans la société d'abondance, avec pour la première fois dans l’histoire, des valeurs et une culture qui lui sont spécifiques : rock and roll, country music, entre autres…
La contestation de la société américaine, de ses valeurs traditionnelles, travail, puritanisme, s’accompagne d’une remise en cause de la croissance : souci d’écologie, de retour à la nature. Les formes que peut prendre ce mouvement d’opinion sont variées : du repli dans la drogue, à la recherche de valeurs dans d’autres civilisations (mouvement hippie), de l’adoption de la non-violence à la recherche de solutions militantes, de la désertion face à la guerre à la provocation sexuelle. Face à cette affirmation de valeurs différentes, l’élection de Nixon marque un retour à " la loi et l’ordre " souhaité par la part la plus traditionaliste de l’opinion américaine.
2)
La guerre du Viêt-nam, un symbole de la révolte de la jeunesse.
Aux Etats-Unis, de nombreuses manifestations contre cette sanglante guerre se développent un peu partout dans le pays mais également dans le monde entier:
Le 17 avril 1965, 15.000 étudiants défilent dans les rues de Washington pour protester contre la guerre.
Le 16 octobre, des manifestations pacifiques ont lieu dans 40 villes d'Amérique, ainsi qu'à Londres, Rome, Bruxelles, Copenhague et Stockholm.
Le 6 janvier 1967 à New York, manifestation pacifique féministe.
Le 15 avril 1967, de 100.000 à 200.000 personnes défilent à New York contre la guerre. À Central Park, plusieurs centaines de jeunes détruisent leurs papiers militaires. Le même jour, 100.000 personnes manifestent contre cette guerre.
De nombreuses manifestations ou blocus d’universités ont eu lieu pour protester contre cette guerre que la jeunesse qualifiait « d’injuste et de monstrueuse » souvent réprimées violement par l’armée.
Posté le 05.03.2008 par tpesixties
A partir des années 1960, la jeunesse veut revendiquer ses droits et sa liberté. Considérée comme fondamentale, beaucoup de jeunes et des personnes appartenant au mouvement de contre-culture cherchent à obtenir, au delà de la liberté d’expression, la liberté d’opinion. Tous veulent faire évoluer les mentalités et chaque être humain doit l’être a part entière, avec sa propre opinion, tous doivent être égaux.
On assiste même chez les artistes à la création de chansons engagées, par exemple, Le 28 août 1963, Bob Dylan, participe à la Marche sur Washington, où plus de 200 000 pacifistes se rassemblent pour dénoncer l'inégalité des droits civiques que subit la population noire. Dylan reçoit le prix Tom Paine, qui récompense « une personnalité qui a symbolisé le juste combat pour la liberté et l'égalité ».Son tire « Blowin' In The Wind » devient le nouvel hymne de la jeunesse. Cette chanson résume l'humeur des années 1960, le chanteur dénonce un monde en pleine mutation, où journalistes, critiques, hommes politiques ne doivent pas se mettre en travers de la volonté de changer.
« Combien de morts cela va-t-il prendre pour qu’il [l’homme] sache que trop d'hommes sont morts? » Extrait de la chanson Blowin’ in the Wind, de Bob Dylan.
Ainsi se forgent les premiers mouvements importants de toute une génération. Lors des manifestations, des débats, la jeunesse se révèle et souhaite prendre elle-même sa vie en main en faisant sauter tous les tabous. On assiste à une prise de pouvoir de la jeunesse. L’autorité parentale et le contrôle faiblissant, tous les participants du mouvement de contre culture peuvent parler librement et discuter ensemble de sexualité, d’égalité, de valeurs morales novatrices, etc.
Toute la retenue vole en éclat et on peut voir apparaître une sorte de révolution aux Etats-Unis : les femmes se mêlent aux hommes, les classes sociales sont bouleversées de part l’apparition du mouvement hippie, le refus du modèle imposé par la société provoque des réactions vives de la part de tous, aussi bien jeunes étudiants, que critiques ou artistes.
Tous veulent pouvoir enfin penser et agir librement. Certain se battent pour leurs droits civils, d’autre pour être reconnus en tant qu’égaux aux autres, mais également pour la paix, etc., les années soixante marquèrent l’histoire et les esprits comme étant une période d’effervescence et de libération.
L’apparition de du courant « pop art » avec Andy Warhol met en lumière et critique la société Américaine à travers les grands thèmes qui la caractérisent à l’époque ; la consommation de masse, le succès et la mort.
Martin Luther King, lui, se bat contre la discrimination raciale aux Etats-Unis, il souhaite développer la paix mondiale.
On assiste à une Révolution dans tous les Etats-Unis, une explosion de la volonté de penser et de se battre pour ses opinions, librement. Cette période aura été à la base l’évolution des mentalités a partir des années 60 et un symbole de mouvement global contestataire.
Posté le 05.03.2008 par tpesixties
Les tabous.
Avant mai 68 et la rébellion de la jeunesse, il existait des tabous c’est à dire des sujets dont on ne doit ou dont on ne peut pas parler par crainte ou par pudeur. Les jeunes se révoltent alors pour abolir tous ces tabous, comme le sexe, la drogue, la contraception et l’avortement. Ils organisent des manifestations, ils bravent les interdits et n’obéissent plus ni aux enseignants, ni aux parents. La révolte des jeunes a commencé lorsque les garçons voulaient obtenir le droit de rendre visite aux filles dans les dortoirs de leurs écoles où ils n’étaient pas admis. Un an après, 142 étudiants occupent l’université de Nanterre, aux portes de Paris, pour protester contre l’arrestation de six étudiants lors d’une manifestation. C’est ainsi que débutent les événements de mai 68.
Le plus grand thème de mai 68 est la libération sexuelle, le culte du corps et de l’apparence sont de rigueur. La France a autorisé l’usage de la pilule contraceptive dès 1967, mais elle reste encore peu utilisée à cause de l’éducation qui ne l’accepte pas. Le féminisme se développe alors avec son mouvement, le MLF (Mouvement de Libération des Femmes), et joue un rôle important notamment au niveau de l’autorisation de l’avortement qui était, à cette époque, illégal et clandestin, de la remise en cause de la répartition des tâches dans un couple et déclare la lutte des sexes. Les femmes françaises se mobilisent pour la défense de leurs droits et pour « la liberté de disposer de son corps ». Les femmes et les homosexuels commencent à revendiquer leurs droits. Les féministes utilisent des slogans tels que :
« Un homme sur deux est une femme »
Et appellent au brûlage de soutien-gorge. Elles réclament des droits égaux à ceux des hommes, plus de considération dans tous les domaines (philosophie, psychanalyse, politique) et revendiquent la propriété de leur corps. Le féminisme est un ensemble d’idées politiques, philosophiques et sociales cherchant à défendre et à augmenter le droit des femmes et leurs intérêts dans la société civile. La pensée féministe vise en particulier l’amélioration du statut des femmes dans la société où les traditions établissent des inégalités fondées sur le sexe. Peu à peu les femmes acquièrent une égalité législative, notamment : l’égalité au sein du couple, le droit à la contraception (1967) et le droit à l’avortement (1975). Aujourd’hui les inégalités salariales dans la société sont encore au détriment des femmes, d’où les slogans actuel;
« a travail égal, salaire égal ».
« Vivre sans temps mort, jouir sans entraves »
Le 17 janvier 1975, une loi se nommant loi Veil, d’après Simone Veil, ministre de la santé à cette époque, est votée autorisant l’avortement. Elle complète ainsi la loi Neuwirth qui en 1967 légalisait la contraception. La révolution sexuelle est essentiellement marquée par l’émancipation sexuelle des femmes suite à leur émergence politique. Les années 60 sont à l’origine de l’égalité des sexes (hommes femmes). Cette révolution est pareille à une révolution scientifique marquée par des découvertes et des avancées : la diffusion du préservatif, les traitements des MST (maladies sexuellement transmissibles) comme la syphilis, et la diffusion de la contraception comme le stérilet inventé en 1928, la pilule contraceptive découverte au début des années 1950 mais autorisée en France à partir de 1967 et la ligature des trompes. Une pétition est parue « le manifeste des 343 salopes » dans le magazine français Le Nouvel Observateur le 5 avril 1971 et signée par 343 femmes, notamment des personnalités, affirmant avoir subi un avortement, et s’exposant ainsi à des poursuites pénales pouvant aller jusqu'à l’emprisonnement.
Mais ce n’est pas le seul tabou. Des milliers de hippies, amateurs de drogues en particulier hallucinogènes comme par exemple le LSD et la marijuana y ont eu recours. Le LSD a été propagé, d’abord aux Etats-Unis puis en Europe, comme étant une drogue capable d’élargir le champ de conscience et qui représentait pour les jeunes adultes et adolescents le symbole de protestation contre la culture bourgeoise. C’était l’époque du retour à la terre, des communautés de travail et de vie où la drogue faisait partie du quotidien.
Le sexe était le tabou le plus dominant à cette époque là, personne n’en parlait, n’en était informé. Le fait que la jeunesse se révolte a eu de grosses conséquences sur notre époque.
« Faites l'amour et recommencez »
Grace à ces années là, les tabous ont peu à peu disparu. Mais le sexe, n’est pas encore un sujet dont on parle sans gène et à tout bout de champ, il reste encore un peu tabou dans le fond.
« Déboutonnez votre cerveau aussi souvent que votre braguette »
Posté le 05.03.2008 par tpesixties
Avant les années 60.
Avant les années 1960, la population n’était pas ouverte au dialogue. Les adolescents n’avaient pas le droit de sortir pour la plupart et il n’y avait pas de discussion possible entre les parents et les enfants. Les adolescents n’avaient pas le droit de se maquiller ni de s’habiller comme ils le désiraient ce qui nous semble presque impossible de nos jours. Ils devaient se plier aux exigences de leurs parents et devaient leur obéir au doigt et à l’œil. Alors la jeunesse décide de se révolter et de changer ces principes pour qu’ils aient le droit de faire librement ce qu’ils désirent, ce qui a eu beaucoup de conséquences pour les années suivantes et encore aujourd’hui.
Mai 68 marque l’ouverture brutale de la culture française au dialogue social et médiatique, qui s’infiltrera dans tous les rouages de la société et de l’intimité familiale, c’est une étape importante de prise de conscience de la mondialisation de la société moderne et de la remise en cause du modèle occidental de la « société de consommation ». On peut toutefois s’interroger sur cette remise en question au regard de l’évolution actuelle de notre société.
Avant les années 60, la discipline dans les écoles et dans les familles était très présente et les jeunes devaient se plier aux exigences qui leur étaient imposées. Les étudiants reprochent aux universités d’être un carcan autoritaire et moyenâgeux. Ils veulent plus de liberté. L’agitation s’amplifie, le mouvement gagne Paris et trouve une grande résonance à la Sorbonne. Les mouvements révolutionnaires prospèrent et les manifestations se multiplient. Etudiants, ouvriers et artistes passent des nuits entières à discuter sur la façon dont il faut faire évoluer la société. Dès 1968, de nouvelles valeurs apparaissent. Elles sont notamment centrées autour de l’autonomie, de la réalisation personnelle, de la créativité et de la valorisation de l’individu impliquant le refus des règles traditionnelles de la société et de la remise en cause de l’autorité. La redéfinition de nouvelles règles se construit autour de l’idée d’autogestion donc plus de responsabilité personnelle.
Mais ces nouvelles valeurs n’apparaissent pas qu’au sein des familles, elles sont également présentes au sein de la pédagogie scolaire :
« Ne travaillez jamais »
« Fin des universités »
La dimension de la parole libre et du débat s’accroît. La discipline autoritaire fait place à la participation aux décisions. Les jeunes se révoltent. Les conséquences de mai 68 sont énormes de nos jours. Grace à ces années là, les adolescents ont beaucoup plus de responsabilités personnelles, plus de choix et plus d’autonomie dans la vie de tous les jours.
« Il est interdit d’interdire »
(Lancé par Jean Yanne au second degré puis repris au premier par la jeunesse.)
« Je prends mes désirs pour des réalités car je crois en la réalité de mes désirs »
« On ne revendiquera rien, on ne demandera rien. On prendra, on occupera »
« Soyez réalistes, demandez l’impossible »
« Nous ne voulons pas d’un monde où la certitude de ne pas mourir de faim s’échange contre le risque de mourir d’ennui »
« On achète ton bonheur. Vole-le. »
(En réponse à la violente répression, des affiches sérigraphiées, disent :)
« CRS=SS »
Posté le 09.03.2008 par tpesixties
Pour conclure, le mieux aurait été d’expliquer les conséquences que cette « révolution », ces changements, ont eu sur notre époque actuelle. Mais pour cela, il aurait fallu commencé un nouveau TPE tellement l’analyse serait longue.
C’est pour cela que nous avons décidés de clore ce tpe par des citations, des slogans et des témoignages de personnes qui on vécus ces années là.
« Le réveil sonne : PREMIÈRE humiliation de la journée ! »
André Comte-Sponville a dit ;
« Mai 68, pour les gens de ma génération, c’est d’abord un souvenir de bonheur. […] Nous ne voulions plus de ce vieux pays, de ce vieil homme… De Gaule, la France, le capitalisme, tout cela nous semblait d’un autre âge, dépassé, mortifère. […]
L’Histoire n’avance que par son mauvais côté, disait Marx. Elle n’est faite que de nos rêves défaits. Mais enfin elle avance, et l’on ne m’ôtera pas de l’idée que mai 68, avec toutes ses limites, avec toute sa naïveté, fut une avancée considérable. Vers quoi ? Vers plus de liberté, surtout s’agissant des mœurs, mais aussi vers plus de solidarité et d’audace. »
« Soyez réalistes, demandez l'impossible. »
D’autre, comme le journaliste français Christian Authier, est d’avis que la pensée 68 est à l’origine de bien des travers de la société actuelle, et il ne se gêne pas pour critiquer les postures et les prises de position des « soixante-huitards », celles d’hier comme celles d’aujourd’hui ;
« […] les soixante-huitards ont fait carrière sur l’apologie débridée de la subversion et de la transgression face à toute forme d’autorité (politique, religieuse, morale, sociale, familiale).Leur drame est d’être aujourd’hui au pouvoir. Ils n’en reviennent pas, partagés entre le contentement et le dégoût de soi (pour les moins cyniques), d’incarner l’ordre bourgeois et moral qu’ils vomissaient. Certes ils s’habillent « jeune », tentent de parler « branché », de poser en éternels rebelles contestataires et de ne rater aucune mode, mais ce sont des notables confits dans des idées plus vieilles qu’eux. Jouhandeau les imaginait notaires, ils sont plutôt ministres, éditorialistes influents ou patrons de presse. Ils défendent le FMI, la banque mondiale et l’OTAN. Que leur restent ils ? La posture. Celle de l’ado révolté et de l’enfant insoumis. […] Mais ils ont beau singer la modernité, elle s’enfuit devant ces ringards et ne leur laisse que ses bijoux de pacotille. [...] »
« Le patron a besoin de toi, tu n'as pas besoin de lui. »
"Mai 68, pour moi, c'est la mise en action de la démocratie radicale (...). D'un coup, ce désir de prendre les affaires en main se répand dans toute la société ! C'était fabuleux ! Tout le monde se sentant le droit de discuter de tout ce qui le concerne, c'était la preuve que nous ne rêvions pas tout éveillés. Je garde de 68 le souvenir d'un moment de rare bonheur collectif où la violence n'était somme toute pas méchante et joyeuse. L'illusion était bien de croire qu'un moment d'exception peut devenir la règle. Il n'empêche, il a montré qu'on pouvait être bien en société." (Marcel Gauchet)
« Cours camarade, le vieux monde est derrière toi. »
Posté le 09.03.2008 par tpesixties
En France...
Les revendications de la fin des années 60 en France sont, à la base, des protestations de jeunes qui s’élèvent contre des faits internationaux ; comme la guerre au Viêt-nam. Ils veulent tous faire évoluer leur société en faisant accepter leurs nombreuses revendications, et ils sont tous partisans de la révolution pour atteindre leur but.
Tout d’abord, les étudiants contestent le pouvoir personnel de De Gaulle qui ne répond pas du tout à leurs attentes, mais aussi la stricte société bourgeoise. Les jeunes, et plus vieux, ont formés différents petits groupes comme les anarchistes et les Enragés de René Riesel, qui se font connaître le 22 mars 1968 pour par exemple, revendiquer le droit d’accès pour les garçons au résidences universitaires des filles.
D’après les analystes, les causes des différents mouvements sont diverses mais restent ciblés autour de l'idée qu'une grande rigidité cloisonnait les relations humaines et les mœurs dans toute la société.
Ces événements prennent une grande ampleur car ils sont accompagnés de très puissantes manifestations d'étudiants, puis de la plus importante grève générale depuis le Front populaire, elles paralysent complètement le pays (des camions militaires devront assurer des transports de fortune).
Aux Etats-Unis…
Nous ne pouvons pas introduire les années 60 aux Etats-Unis sans tout d’abord parler du pasteur Martin Lutter King, qui a voulu faire une plus grande place aux noirs et aux minorités en Amérique. C’était un militant des droits de l’homme.
Plus généralement, on peut voir une contre-culture apparaître, qui se constitue d’idées politiques, d’un style de vie et de conception philosophiques, et se pose en opposition avec la culture de la société industrialisée. Comme en France, ces contestations sont « réalisés », « présidés », essentiellement par des jeunes, des étudiants, des intellectuels. Et dans ceux-ci, deux groupes se distinguent; la première est politique, tournée vers les pauvres, veulent un renouveau de la gauche, appelée la « New Left ». La deuxième est celle des hippies, qui a été plus tardive et orientée plutôt vers l’expression personnelle de l’individu. Comme le premier groupe, ils se révoltent contre la société américaine mais leurs critiques portent essentiellement sur le mode de vie des classes moyennes.
En fait, qu’il s’agit de la révolte contre le capitalisme ou de celle de l’individu prisonnier des contraintes que lui impose la société, l’idée principale étant celle de libération.
Mais il est possible d’aller plus loin en parlant des causes de ces changements, de ces protestations, mais aussi des conséquences, c'est-à-dire des résultats obtenus. C’est ce que nous avons fait tout au long de ce TPE ; expliquer le « pourquoi du comment » de cette révolution des jeunes.